Après plus de 10 années passées aux relations internationales du PRES et de la COMUE, je sais ce qu’est le site toulousain, ses atouts, ses difficultés. J’ai partagé ses joies et ses peines, travaillé avec tous ses acteurs.
J’ai, comme beaucoup aujourd’hui, le sentiment d’un immense gâchis. Comme des enfants gâtés, nous avons soigneusement torpillé notre force : être ensemble pour être pour être meilleurs.
Avec des vues courtes et égoïstes, sans vision d’ensemble et de long terme.
Pourtant il suffit de lever les yeux, pas trop loin (Bordeaux, Marseille…), pour voir que ce que nous avons raté, d’autres l’ont réussi, non sans écueils, mais ils l’ont réussi.
Ils l’ont réussi au prix de sacrifices importants : transferts de compétences, abandons de budgets, renonciation à la personnalité juridique. On n’a rien sans rien : quand allons nous le comprendre ?
Philippe Raimbault n’a pas réussi à mener à bien une mission qui était impossible au cours de son premier mandat. Seul, ou presque, contre vents et marées, comme l’aurait-il pu ? Il a pourtant évité le pire et fait en sorte que le fil du dialogue ne soit jamais rompu. Avec une écoute permanente de ses acteurs et une volonté d’aller de l’avant, Philippe a précieusement conservé l’ADN de notre site : son intelligence collective. Rien n’a été détruit alors que ça aurait été si facile.
Aujourd’hui on nous promet qu’un Messie pourrait réussir en 6 mois que ce tous ont échoué à faire en 10 ans… : c’est une promesse digne des pires populistes !
Le projet de Philippe, j’y crois car rien ne se fait dans la violence et l’exclusion.
Nous réussirons tous ensemble, j’en suis certain. C’est le moment de le montrer.

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